En construction, merci !

Trishuladhara Siva !

Attribut du Lord auquel je suis trés sensible (voir l’article Arunachala Siva!), la construction de trishuls (tridents) fait partie de ma sadhana depuis l’été 2017.

Cette activité était initialement motivée pour ma « consommation personnelle », et j’ai peu à peu été sollicité par des yogis et yoginis en quête de tridents.

En 2019 j’ai débuté une production à « grande » échelle (54 pièces).

Trois tailles sont disponibles:

  • petit: le trident fait 10 cm de haut, la tige environ 25 cm
  • moyen: trident de 16,5 cm, tige environ 75 cm
  • grand: trident de 25 cm, tige environ 170 cm

Trois finitions possibles: rouge, noir ou brut (vernis). Ouvert a d’autres suggestions de finitions. Sur cette photo, première exposition au festival des sables d’Olonne ou je suis intervenu pour animer un petit temple le temps du festival:

Quelques détails techniques sur la production:

Je considère cette activité comme une sadhana, c’est à dire avant tout comme une bénédiction, un service au Seigneur, un service au Guru; un mélange détonnant de karma et bhakti yoga.
Un beau jour, c’est juste apparu comme une évidence: je vais participer à la diffusion de trishul (trident en sanscrit). Je considère qu’un trident, d’une façon générale, reste la propriété inaliénable du Lord; de la même façon que je considère que ce corps nous a été prété, le trident nous est confié, pour une durée indéterminée. Un beau jour, il peut se comporter comme
doté d’une volonté propre qui décide d’aller se planter quelque part, et je n’ai pas de prise sur ce « quelque part », je ne peut qu’accepter, l’accompagner, avec dévotion et confiance, avec conscience que ma vision limitée n’est pas en mesure de cerner « the whole picture », c’est à dire les tenants et les aboutissants. J’ai pris conscience de cette dynamique
récemment lors d’une expérience singulière au Chili, justement chez un ami Chilien Sivaite. Peut être un jour je développerais cette histoire.
Pour dessiner le modèle, je me suis inspiré d’un trident qui est sous la responsabilité de Munesh Giri. J’ai fait des modifications sur ce modèle, notamment au niveau des proportions, afin que le trident (sans la tige) reproduise le nombre d’or.
Une fois le dessin numérisé au format « vectoriel » utilisé dans l’industrie, je l’ai envoyé à une entreprise de découpe laser; j’ai demandé 55 pièces au total, je n’en ai reçu que 54 (=108/2), je n’ai pas fait de réclamations.
Ensuite j’ai acheté des dizaines de mètre de tubes de métal puis vient l’assemblage, la soudure (effectuée au MIG par mon cousin artiste qui m’accompagne techniquement et artistiquement dans la fabrication de tridents depuis deux ans), le ponçage, les finitions, la peinture…
Durant ces travaux, je me trouve soit en Khecari Mudra, soit en train de chanter des mantras.
Notamment depuis le début de la confection, c’est avant tout le KaalaBhairav Astakam qui m’accompagne.
Cette confection nécessite beaucoup de temps, beaucoup de travail,
mais jamais d’efforts ni de difficultés particulières (seulement techniques parfois!), toujours dans un enthousiasme Divin, porté par quelque chose qui me dépasse, tel un pujari extatique. Il est clair pour moi que ces trishuls sont chargés d’une influence spirituelle, qui ne m’appartient pas.
Une partie sera pour ma « consommation personnelle », l’autre sera diffusée.
Pour les acquéreurs que je ne connais pas personnellement, je discuterai avec eux de leurs motivations et privilègierai une remise en main propre quand c’est possible; une rencontre qui donnera l’occasion d’une petite puja.
Voila quelques mots sur cette confection, qui bien sûr n’engagent que moi à l’heure
où j’écris ces lignes et qui ne constitue pas une vérité absolue.

 

Pour ceux/celles qui n’ont pas d’endroits pour planter un trident, nous proposons des modèles sans tige, à fixer sur un mur, une porte…